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Le CEDRE raconté

28 octobre 2016 • 17:46
CEDRE
témoignages

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

Discours au Rendez-vous de l’Histoire de Blois

« L’Histoire ne se résume pas à des réponses figées, mais à des questionnements constants, et que c’est ainsi que la recherche progresse. C’est pour cela, aussi, que je suis heureuse, après des mois de travail et de pré-figuration, que nous puissions aboutir sur ce beau projet d’un Centre Européen des Etudes Républicaines. Il sera hébergé par l’Université de Recherche Paris Sciences Lettres (PSL), et sera lancé très officiellement avec la tenue d’un colloque international sur « Les Modernités Républicaines » du 24 au 26 novembre prochain. Ce centre, au joli nom de CEDRE et sous la houlette d’Olivier CHRISTIN, nous l’avons voulu parce que nous jugeons essentiel, devant les enjeux qui sont les nôtres, d’avoir un lieu qui conduise, soutienne et coordonne des recherches sur la République, depuis l’Histoire des idées républicaines jusqu’à celles des expériences politiques dans le temps long. Un centre qui le fasse dans une perspective transnationale. Un centre, enfin, qui le fasse avec toujours le souci de favoriser les échanges entre la recherche et l’enseignement. Ce ne sont pas seulement des recherches de haut niveau qui vont êtes produites : ce sont aussi des ressources pédagogiques nouvelles pour l’École. Et ce sont non seulement des connaissances et des savoirs que nous voulons transmettre à nos élèves, mais c’est aussi un peu de ce regard de l’historien, et un esprit critique. Si nous n’abordons pas, dans le cadre de la scolarité, les heures les plus douloureuses de notre histoire, si nous avons la lâcheté de nous taire, alors, parce que la nature a horreur du vide, d’autres récits, moins informés, moins rigoureux, viendront prendre leurs places. Ces récits, nous les connaissons bien. Ce sont les théories du complot, qui sont la face atroce et déformée de cette passion pour l’Histoire que j’évoquais. Ce sont aussi des allégeances à des communautés plus ou moins fantasmées, qui donnent tout à coup l’illusion d’un passé retrouvé. »