Equipex

Les Equipements d’Excellence (Equipex) sont des projets financés dans le cadre du Programme des investissements d'avenir (PIA) de 2011 et 2012. Ils visent à doter la France d'équipements scientifiques de qualité, conformes aux standards internationaux, et qui sont devenus une condition impérative de compétitivité au niveau international dans beaucoup de disciplines scientifiques.

De nature très variée, ils peuvent concerner des centres de données, des ressources numériques, des observatoires, des plates-formes de simulation, des réseaux de grilles, des mésocentres informatiques, et des équipements d'imagerie ou de biologie structurale.
Sélectionnés par des jurys internationaux, sur la base de dossiers soumis à des appels d'offres, PSL compte aujourd'hui au sein de son université 8 Equipex directement portés par ses équipes.

BEDOFIH

Porté par l’Institut Louis Bachelier et le laboratoire CNRS Eurofidai, le projet BEDOFIH (Base Européenne de DOnnées FInancières à Haute fréquence) vise à créer une base de données financière européenne à haute fréquence jusqu'ici inédite, et permettre une analyse très précise de la dynamique de plus en plus rapide des marchés financiers européens. Les chercheurs pourront s'appuyer sur des historiques de données européennes à haute fréquence, et ainsi travailler sur la conception de modèles plus fiables et la définition de nouvelles modalités de régulation financière.

D-FIH

Le projet D-FIH, initié et porté par PSE, est mené en partenariat avec le TGIR Progedo, l’Institut Louis Bachelier et l’agrégateur de données financières IODS (Insead-Observatoire européen de l’épargne Data Services). Ses objectifs sont de :

  •  construire une base de données des prix de tous les types d’actifs financiers cotés sur le marché officiel de la Bourse de Paris entre 1795 et 1977,
  •  recenser tous les événements ayant modifié le calcul des prix de ces actifs afin de créer des séries de prix uniformes,
  •  collecter des informations sur les sociétés cotées et sur leurs dirigeants,
  •  offrir aux chercheurs une alternative française à la base américaine CRSP.

Equip@Meso

L’objectif du projet Equip@Meso est de développer les équipements et les interactions au sein des centres de calcul régionaux. Coordonné par GENCI, ce projet rassemble dix partenaires universitaires et académiques. Il poursuit quatre objectifs :

  •  Développer au niveau régional la stratégie nationale portée par GENCI en matière de calcul intensif, avec des centres de calcul universitaires ;
  •  Renforcer les compétences et les capacités de calcul de ces centres ;
  •  Offrir un service d’excellence et de proximité, qu’il s’agisse de formation, d’éducation ou de calcul, complémentaire des moyens nationaux ;
  •  Démultiplier localement l’initiative que GENCI a lancée avec l’INRIA et OSEO pour doper l’innovation et la compétitivité des PME.

ICGex

Porté par l’Institut Curie et l’Inserm, ce projet a pour objectif de « faire progresser l’intégration de données génomiques dans des programmes de recherche à grande échelle sur les mécanismes de développement du cancer ». Il couvre l’ensemble des besoins pour répondre au défi de la médecine personnalisée : automatisation du centre de ressources biologiques, séquenceur haut débit, développement de logiciel de bioinformatique... A terme, les médecins disposeront du profil génomique de chaque tumeur, de manière suffisamment fine et rapide pour pouvoir l’intégrer à leur décision thérapeutique. Les données biologiques générées pourront également ouvrir de nouvelles pistes de recherche.

IPGG

L’Equipex IPGG (Institut Pierre Gilles de Gennes pour la microfluidique) est associé à un Labex avec pour objectif de créer un nouvel institut consacré à la recherche fondamentale en micro-fluidique et aux applications de « laboratoire sur puce ». Il réunit autour de cette thématique transdisciplinaire des expertises complémentaires (physiciens, biologistes, chimistes, technologues) pour développer la recherche fondamentale et faire éclore des applications dans la santé, l’énergie, l’agroalimentaire, la cosmétique, l'instrumentation.

Paris-en-Resonance

Le projet Paris en Résonance associe la spectroscopie RMN, l'IRM et la polarisation nucléaire dynamique (DNP) à haut champs 800MHz. Porté par le Laboratoire de biomolécules de l’ENS, son objectif est le développement d’une méthode originale pour améliorer la sensibilité de détection et la rapidité d’acquisition de la RMN afin d’étudier les interactions moléculaires entre biomolécules ou dans des cellules. Le projet apportera de nouveaux outils, plus performants que ceux qui existent actuellement, pour l’étude des biomolécules et des matériaux. Il permettra ainsi des avancées scientifiques en biologie, en médecine et dans le domaine de la science des matériaux.

Planaqua

Le projet Planaqua, porté par l’École Normale Supérieure, est la construction d’une plateforme expérimentale d’écologie aquatique dans une gamme de volumes allant de quelques litres (microcosmes) ou quelques m3 (mésocosmes) à des lacs artificiels (macrocosmes). Elle sera équipée d’instruments innovants permettant par exemple des variations de température et de luminosité ou la génération de vagues. Grâce à cet équipement, il sera possible de mener des recherches dans quatre directions :

  •  mesurer l’impact de certaines activités humaines sur l’écologie et la biodiversité,
  •  conserver ou restaurer un bon état écologique,
  •  développer des indicateurs synthétiques de l’état de l’environnement,
  •  élaborer des modèles mathématiques pour une exploitation durable des écosystèmes aquatiques.

Ultrabrain

Porté par la Fondation Pierre-Gilles de Gennes et l’Institut Langevin, le projet vise à se doter d’équipements permettant de générer et d’utiliser des ultrasons et à mener des expériences d’utilisation des ultrasons pour détruire, par la chaleur, des cibles limitées comme des tumeurs cérébrales sans ouvrir la boite crânienne ou pour stimuler de façon non-invasive des structures cérébrales focalisées.